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Tu as une vision parfaite des choses de jour comme de nuit.
Tu décèles l’ennemi à des kilomètres et tu sais l’anéantir comme il se doit,
après l’avoir laissé commettre ses propres erreurs.
J’adore ces griffes que tu ne sors que pour ceux-ci ou pour te les aiguiser le long d’un tronc d’arbre.

Un matin j’aurai percé sa rade ronde et elle voguera sur l’océan du monde.
Car ma raison est son espace où elle se meut avec amour.
Méditer en cette aube sauvage est l’ardeur même de mon amour.
Le rampement figé de la rivière Sauvage frôle le cèdre qui reste en place.
Les doigts du saule dans les mains de l’eau coulent et s’enfoncent dans l’infini des montagnes, dans la stupéfaction du ciel, dans le coucher du feu.
Écoute bien le rampement figé de la rivière Sauvage. Elle coule toujours vers le Nord qui doute d’elle et lui montre le Sud.
Écoute bien bouger l’eau de la divinité matricielle qui sans fin frôle le cèdre qui reste en place.
Le néant vit des apparences qui craquent. Le royaume est peuplé de destructeurs tenaces.
Le rampement figé de la rivière Sauvage frôle le cèdre qui reste en place.

cadeaux d'une amie..
 scusa se rispondo qui ma vado sempre di fretta bacioni buona serata kiss


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